En 2006 lorsque je commençais à utiliser les logiciels libres, je travaillais comme graphiste dans une imprimerie de Kinshasa. J’avais alors eu le bonheur de découvrir d’excellents logiciels de graphisme. Je pense là à Gimp pour la retouche de photos, Inkscape pour le dessin vectoriel, Scribus pour la mise en page et Blender pour la modélisation et l’animation 3D.
Si par rapport à leurs concurrents non libre ils avaient un retard négligeable dans l’ensemble, Scribus lui en avait vraiment de remarquable. La toute première chose qui décourageait était bien la maniabilité. En plus, non seulement qu’il plantait souvent mais ces pdf n’étaient pas toujours bien produits.
En 2008 j’ai quitté l’imprimerie et l’intérêt pour ces logiciels avaient vraiment diminué. J’ai quand même continué d’utiliser assez régulièrement Inkscape et Blender. The Gimp est rentré sous ma main lorsque j’ai rejoint un labo photo un an plus tard.
Aujourd’hui c’est encore Scribus qui revient. Étant devenu le Webmaster de Radio Okapi (http://www.radiookapi.net), j’ai aussi été chargé de la mise en page de son journal interne. Au début avec un Adobe Indesign dont l’expiration était imminente. Nous avons dû adopter Scribus sur proposition d’un membre de l’équipe. Je renouait avec un ancien amour.
La première édition, le nouveau premier rendez-vous, n’avez pas été très facile pour moi. Je devais redécouvrir un logiciel que j’ai laissé il y a des années. J’avais pris près de 8 heures pour réaliser le travail que je fait normalement en 4 heures. La difficulté venait de la perte de l’habitude que j’avais à l’utiliser. Mais à l’édition suivante, j’avais renoué avec mes 4 heures habituels.
J’étais émerveillé (le mot est bien choisi) dès le premier jour lorsque j’ai utilisé pour la nouvelle première fois Scribus. La version 1.4.1 est à mon avis bien aboutie. S’il est vrai qu’il reste encore de choses à faire pour l’interface, mais le logiciel a déjà atteint un bon niveau. Je ne sais pas ce qu’il en est pour la quadrichromie, je ne suis plus dans ce domaine. Mais pour un document qui doit finir à l’écran ou à l’imprimante, ce logiciel est parfait. Tout ce que je peux demander, c’est bien une accessibilité plus facile pour le sélecteur de couleurs, une amélioration de la gestion de pages types et que les attributs de paragraphes soient aussi accessible en dehors des styles.
Bref, Scribus a grandi vite et bien. Son avenir est prometteur.
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