“10 grandes figures de ‘l’Open Source’”

Posted 29 novembre 2009 by gontcho
Categories: Le Libre

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C’est le titre d’un article, paru chez JournalDuNet.com, qui commence par une fausse note, la confusion entre “Open Source” et “logiciel libre”. Le titre parle d’open source et le résumé dit :

Le monde du libre regorge de personnalités qui ont marqué leur temps. Nombreuses sont les technologies et logiciels Open Source à avoir bénéficié de leurs talents.

“Logiciel libre” ou “open source” ?

Finalement, c’est à ce demander de quoi ils veulent parler au juste. Pour ceux qui prennent le train en marche, le terme Open Source désigne le fait qu’un logiciel est publié avec son code source.-

Tandis que “logiciel libre” fait appel à un sens plus moral des logiciels qui doivent non seulement être livrés avec les codes sources, mais aussi garantir le fait que les utilisateurs peuvent en faire ce qu’ils veulent et qu’il ne peut pas perdre (le logiciel), à aucun moment ce caractère. Il est libre.

Certains anglophones préfèrent souvent l’expression “open source” pour éviter la confusion qui se crée avec la forme anglaise de “logiciel libre”,: “Free software”, dans lequel “free” peut signifier “gratuit”. Cette confusion est plus accentuée par le fait que la plupart des logiciels libres sont gratuits et qu’il existe des logiciels qui ne sont pas libres mais gratuits et qu’on appelle “Freeware”. Dans tout le cas, cela n’excuse pas que les francophones utilisent la même expression parce qu’ils ont une expression plus claire et pas sujette du tout à une quelconque confusion : “logiciel libre”. Déjà, certains anglophones préfèrent emprunter au Français le mot “Libre” pour faire “Libre Software”.

Les grandes figures

Que ce soit dans le cadre de “l’open source” ou du “logiciel libre”, placer Linus Torvalds avant Richard Stallman relève pour moi si pas de l’ignorance, peut être d’un des symptômes du monde moderne. Celui de la phobie des discours à caractère communautaire. Est-ce là les effets secondaires d’une domination religieuse des générations précédentes qui a ainsi laissé un arrière goût amer à celles d’aujourd’hui ?

Quoiqu’il en soit, le logiciel libre, entant que mouvement bâti autour de l’éthique, ne possède pas de figure qui s’appelle Linus Torvalds qui, plusieurs fois, n’a pas manqué l’occasion de déclarer son attachement non pas à l’éthique, mais plutôt à la méthode de travail basée sur la divulgation des codes sources. Le produit étant le seul but poursuivi, peu importe la façon dont l’auteur le gère vis-à-vis de ses consommateurs.

Richard Stallman en revanche, a toujours insisté sur la liberté des logiciels et que grâce à sa lutte, le logiciel libre est devenu une réalité avec laquelle il faut compter. Il en est le père. S’il est vrai que les logiciels à une certaine époque était toujours livrés en mode code source, l’éthique ne les accompagnaient pourtant pas. La venue des binaires à mis en évidence le danger qu’ils représentaient et qu’il n’est pas nécessaire de rappeler, s’il faut voir combien ils ont fait des ravages à échelle planétaire (Je pense à Windows, MS Office, Adobe Photoshop etc.).

Et enfin, un dernier clin d’oeil au Journal du Net, Linus Torvalds n’est pas l’auteur d’un système d’exploitation, mais plutôt, d’un noyau de ce dernier. Le principal système d’exploitation qui utilise ce noyau est bien GNU/Linux dont plusieurs variantes existent : Red Hat, Debian, Kongoni etc.

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Skype cherche-t-il des “esclaves” ?

Posted 6 novembre 2009 by gontcho
Categories: Développement, Internet, Le Libre

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Le logiciel de téléphonie sur IP (VoIP) Skype pourrait, dans les jours avenirs, avoir un client “open source”. Cette actualité a fait la une des magazines en ligne et a excité plusieurs utilisateurs GNU/Linux qui ont toujours rêvé d’un Skype évolué sur leur système d’exploitation chéri.

Cependant, d’un point de vue de défenseur de la liberté des logiciels, je pense que cette initiative est plus à plaindre qu’à encourager. Le client sera libre mais le protocole fermé. Imaginant le scénario, il faudra nécessairement une licence de type GNU LGPL pour que ce client, qui fonctionnera encore avec des bibliothèques fermées puisse avoir un caractère libre. C’est vrai, les éditeurs du logiciel n’en disent pas trop sur la licence qui y sera appliquée et entretiennent aussi un flou total sur la véritable nature de ce client en utilisant encore le vocabulaire “open source”.

Ce qui m’a tiqué le plus, c’est qu’ils disent clairement compter sur les développeurs GNU/Linux pour faire évoluer ce logiciel. D’un point de vue commercial, les développeurs des logiciels libres sont des travailleurs potentiels si, astucieusement, on peut les faire travailler sur un logiciel pas totalement libre.

Malheureusement, ce ne sont pas tous les développeurs qui seront assez clairvoyants pour éviter ce piège dont le seul bénéficiaire ne sera que Skype. Et c’est bien dommage que certaines personnes voient au mouvement du libre une occasion de s’offrir des “esclaves” à qui ils ne donneront pas le moindre grain de maïs, mais pire, utiliseront pour affaiblir, volontairement ou involontairement, le mouvement du libre. Je ne suis pas de ceux qui pensent que ce mouvement ne saura jamais être arrêté. Le danger est permanent, les moyens mis en jeux sont énormes et une lutte constante s’impose.

Pour conclure, les développeurs des logiciels libres ne devraient pas participer au développement de cette version, dite “open source”, de Skype, qui ne le sera pas vraiment, mais servira d’appât pour les exploiter.

Voir:

Annonce officielle : http://share.skype.com/sites/linux/2009/11/skype_open_source.html

Article de 01.net : http://www.01net.com/editorial/508041/skype-sur-la-voie-de-l-open-source/

Article du journaldunet.com : http://www.journaldunet.com/solutions/breve/43056/l-interface-utilisateur-de-skype-passe-a-l-open-source.shtml

“L’affaire Microsoft Word” : trois problèmes en un

Posted 4 septembre 2009 by gontcho
Categories: Général, Liberté

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Le 11 août 2009, un juge texan condamne Microsoft à ne plus distribuer son logiciel de traitement de texte Word à cause d’une affaire de violation de brevet. J’ai d’abord cru à une mauvaise farce avant de me rendre compte qu’on était pas un 1 avril. Finalement, il faut attendre le verdict final parce que Microsoft a fait appel de cette décision.

Plus d’une personne ont été surprises par cette nouvelle. Il est certain que si la condamnation est confirmée en appel, beaucoup de personnes risquent de revoir leurs habitudes parce que des nouveaux ordinateurs ne seront plus livrés, jusqu’à la réparation de ce problème, avec, dans sa forme actuelle, le logiciel de traitement de texte le plus utilisé. Ce qui va être certainement embêtant. Peu importe l’issue lui réservée,  cette affaire aura la vertu d’avoir rappelé les trois problèmes majeurs responsables de cette situation.

1. Les brevets logiciels

Encore et toujours les brevets. Lorsque j’y pense, je me les présente comme un jeu qui consiste à lancer des pierres au ciel et s’attendre à ce qu’elles ne tombent que sur d’autres personnes. C’est un jeu dangereux, mais passionnants. Microsoft en est un des grands amateurs. Par le passé, il en avait compris le danger, mais plutôt que de lutter pour l’abolir, il a trouvé bon de lancer le plus grand nombre possible de pierres dans le ciel. Malheureusement, c’est une grosse qui fonce droit sur sa tête.

2. Le monopole

Peu importe sa cause, le monopole représente toujours un danger. L’être humain ne fait mieux que face à la concurrence. Quand il n’y a plus de concurrent, on n’a plus de repères. Temoin, Internet Explorer dont son éditeur ne s’est rappelé son existence que lorsque la fondation Mozilla, avec son navigateur Firefox, est devenu son principal concurrent; et pas le moindre. Dans l’entretemps, la version 6 dudit navigateur a fait et continue encore de faire des dégâts dans le monde entier à cause de son obsoléscence.

Avec le monopole que Microsoft a su s’offrir tant avec son système d’exploitation qu’avec sa suite bureautique, un arrêt brusque de distribution aura des conséquences désagréables tant du côté des ses consommateurs que du côté des constructeurs qui revendent ses logiciels. Pendant toutes ces années, les gens ont pris des habitudes dont ils auront du mal à se débarraser. Pourtant ce ne sont pas des alternatives qui manquent (OpenOffice.org par exemple). La monde paiera longtemps de la passivité sur la question du monopole de Microsoft.

Cependant, que ce soit avec Internet Explorer ou avec Word, la cause du monopole n’est pas la qualité, parce que ces outils n’en ont pas toujours eue (Wordperfect était par le passé de loin meilleur que Word, peut être encore aujourd’hui, mais on en voit de moins en moins). Dans le cas de ces deux logiciels de Microsoft, le troisième problème est la seule raison pour laquelle ils ont pu franchir une position de monopole quasi totale.

3. La vente liée

La plupart des legislations en matière du commerce semblent interdire la vente liée des produits distincts comme s’ils étaient un seul et ce sans laisser le choix aux consommateurs. Cependant, dans le cas de Microsoft, la vente liée s’est pratiquéee pendant beaucoup d’années avec les constructeurs qui ont refusé de séparer Windows de leurs ordinateurs à cause des accords passés avec lui. Et avec Windows, des applications comme sa suite bureautique.

Aujourd’hui, beaucoup de personnes en paient le prix. Prenant pour seul exemple le cas de Windows Vista, système d’exploitation de Windows mal abouti (comme la plupart de ces predecesseurs) et très peu apprecié par les consommateurs, mais que ces derniers n’ont pas pu éviter d’acheter.

En outre, la vente liée tue la concurrence et fortifie le monopole. Aujourd’hui dans le monde, il n’existe qu’un petit nombre de gens qui savent qu’il est possible d’utiliser l’ordinateur sans qu’il y ait le moindre logiciel Microsoft, et en plus avec beaucoup plus de sécurité et de stabilité.

Ces trois problèmes conjugués sont une ménace pour l’innovation, la concurrence et la liberté des consommateurs. Des associations et des individus essaient de lutter contre ces maux. Il est très important que vous fassiez vous aussi quelque chose dans ce sens parce que tout le monde en est concerné au premier degré.

Voir:
Standblog : Rions un peu avec les brevets logiciels (fr)
Foundation for a Free Information Infrastructure (en)
Racketiciel.info (fr)

Formation GNU/Linux à l’ISTA

Posted 21 août 2009 by gontcho
Categories: Fracture numérique, Le Libre

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Pour les résidents de Kinshasa désireux d’apprendre GNU/Linux (Debian + Ubuntu), un atelier de formation est organisé à l’Institut Supérieur de Technique Appliquées (ISTA). Voici le message original :

                     Institut Supérieur de Techniques Appliquées                Universitic – ISTA : Projet de désenclavement numérique
 Appel à candidature pour atelier de formation  Lettre d’information N°1 du 20 – 08 – 2009        
Formation permanente 1.0 : Initiation au système GNU / LINUX  
Objectifs escomptés de la formation :  A l’issue de la formation, les compétences acquises par l’apprenant lui  permettront de :  
- Installer un système d’exploitation sous GNU/Linux ;  
- définir les droits de gestion du système d’exploitation ;  
- Avoir la prise en main de la ligne de commande ;
- Comprendre le fonctionnement de l’environnement Linux ;  
- Gérer les paquets .deb ;  
- Gérer les demarages, les disques et les systèmes de fichiers;  Contenu de la formation :  Shell & commandes  
- Les terminaux  
- Les différents shell  
- Le Bash, environnement et variables  
- Les commandes de base de Linux  
- Utilisation de l’éditeur nano  
- Utilisation de l’éditeur vi  Disque et système de fichiers  
- Les disques durs sous Linux  
- Les systèmes de fichiers  
- Contrôle des systèmes de fichiers  
- Les boot loader : Grub et Lilo  
- Montage et démontage des disques
 - Montage et démontage des disques  

Gestion des paquetages  
- Gestion des paquetages sous Ubuntu  
- Gestion des paquetages sous Debian  
- Installation des logiciels
 - Suppression des logiciels  
- Mise à jour des logiciels  
- Mise à jour du système  

Système de démarrage  
- Phases de boot, runlevel  
- Mode maintenance
- Démarrage des services  
- Arrêt du système  
- Gestions des fichiers du boot  
- Automatisation des boot  Gestion des utilisateurs  
- Ajout, suppression des utilisateurs  
- Gestions des fichies des utilisateurs  
- Mot de passe  
- Les sessions des utilisateurs  
- Les repertoires personnels  
- Les différents types d’utilisateurs  Installation du système  
- Installation de ubuntu
 - Installation de debian  
- Installation du système en mode texte  
- Migration système  
- Le travail en mode live  
- Installation sur un disque amovible  

Renseignements à propos de la formation :  Lieu : Centre Informatique de l’ISTA  
Date : du 14 au 19 septembre 2009 de 8H 30 à 17 h 30  
Frais de participation : 50 USD et 35 usd pour personnel de l’ISTA  
Oscar Nsarhaza : admin@ista-kin.cd | 00243997647154  
Bonhomie Bope : bonhomie@ista-kin.cd | 00243898297100  
NB : Les candidatures féminines sont encouragées

Vieux ordinateurs, vieux logiciels.

Posted 20 août 2009 by gontcho
Categories: Fracture numérique, Le Libre

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En Afrique, beaucoup de foyers ont maintenant un ordinateur à la maison. Grâce notamment à l’Europe qui se débarrasse régulièrement des vieux ordinateurs qui finissent dans les pays en développement.

Ces ordinateurs sont récupérés en Europe par des individus pour les revendre ou par des associations à but non lucratifs pour promouvoir l’essor du numérique dans ces pays. Lorsqu’ils sont vendus, ils le sont généralement entre 150 et 300 dollars américains. Il arrive qu’on retrouve encore des vieux ordinateurs de la générations des Pentium I et II qui ne peuvent plus servir. Mais la plupart ont actuellement des processeurs entre 866 – 1600 mhz et font le bonheur des foyers sans grands moyens financiers.

Si ce phénomène a pu être bénéfique pour les familles, il a aussi favorisé des petits investissements comme des cybercafés que l’on retrouve maintenant un peu partout dans des capitales africaines. A Kinshasa par exemple, ces cybercafés ont entre 5 et 10 ordinateurs. Cela a permis à beaucoup de citadins de découvrir Internet et l’ordinateur et à les relier à leur parents de la diaspora.

Seulement, ce petit bonheur commence peu à peu à souffrir de la croissance on ne peut plus rapide des performances des logiciels. Performances ou contre-performances ? Je ne saurais dire, mais est-il que les logiciels indispensables pour une utilisation minimale de l’ordinateur consomment de plus en plus de mémoire et supportent de moins en moins les vitesses des microprocesseurs dont sont pourvus ces ordinateurs. Je vais citer le cas de trois catégories de logiciels que sont les systèmes d’exploitations, les suites bureautiques et les navigateurs Internet.

Jusqu’à présent, sur la plupart de ces ordinateurs j’ai pu tester deux systèmes d’exploitations que sont Debian et Ubuntu.

Debian tourne bien à partir des 500mhz et 256 mio de ram. Pendant qu’Ubuntu c’est dans les 1000mhz et 512 mio de ram. Quant à l’espace disque, un disque dur de 10gio est déjà bon pour les deux, s’il ne recevra pas de la musique et de la vidéo.

OpenOffice est la suite bureautique libre la plus complète actuellement. Mais son seul péché reste sa lourdeur et sa consommation de la mémoire. Lui aussi, c’est à partir des 1000mhz et 512mio de ram qu’il tourne assez bien. Il existe évidemment d’autres alternatives mais pour la plupart, ils sont soit moins performants soit moins ergonomiques.

Quant au navigateurs, pas besoin d’indiquer que Firefox est le plus utilisé et le plus aboutit des navigateurs libres disponibles pour GNU/Linux. Seulement, son talon d’Achille reste la consommation de la mémoire, surmontée de la gestion des onglets qui tournent tous dans un même thread. Un seul qui plante ou qui fait une surconsommation de la mémoire bloque tous le reste. Ils se fait actuellement en dessous de qu’512 mio de ram, il devient très difficile d’utiliser Firefox avec plusieurs onglets ouverts.

A l’allure où vont les choses, les pays en développement risquent finalement de rester toujours en arrière malgré le très grand nombre d’ordinateurs qui débarquent chez eux à moindre frais. Le problème de Firefox reste le plus important, parce que les cybercafés étant les points de contact entre les populations locales et l’ordinateur, il est pour ceux qui utilisent GNU/Linux le passage obligé vers Internet. J’en suis arrivé à me poser la question de savoir si la consommation de Firefox n’était pas liée à Gecko, parce qu’Epiphany n’a pas pu faire mieux. Il a lui aussi sombré dans la surconsommation de la mémoire jusqu’au plantage totale de l’ordinateur. Lui aussi utilise Gecko.

Je sais qu’il y en a qui râleront encore comme chaque fois qu’on parle de l’Afrique avec ses vieux ordinateurs, mais tant que les nouveaux logiciels ne sauront pas tourner sur des anciens ordinateurs (parfois pas si ancien que ça), l’Afrique sera condamné à utiliser des vieux logiciels, pas mis à jours et devenir une véritable forterresse des virus, des spams et toutes sortes des maux devant passer par des vieux logiciels. Ce qui doit interpéller tout le monde. Mais par dessus tout, tenir compte d’eux contribuera aussi à àplanir “l’inégalité numérique” qu’il y a entre les pays développés et les pays en développement.

Un cybercafé type à Kinshasa, avec 5 ordinateurs tournant sous Ubuntu

Un cybercafé type à Kinshasa, avec 5 ordinateurs tournant sous Ubuntu

Un ordinateur tournant sous Ubuntu 8.04 dans un cybercafé de Kinshasa

Un ordinateur tournant sous Ubuntu 8.04 dans un cybercafé de Kinshasa

Liberté et brevets : Ubuntu et Debian jouent-ils avec du feu ?

Posted 13 juillet 2009 by gontcho
Categories: Le Libre, Liberté

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Comme beaucoup d’utilisateurs libres de dernière heure, j’ai commencé mon aventure GNU/Linux avec Ubuntu, avant de cotoyer Debian. Seulement, depuis le début, je me pose des questions sur l’attitude des développeurs d’Ubuntu sur la question relative à l’usage exclusif des logiciels libres mais aussi (cela vaut aussi pour Debian) la question relative aux brevets logiciels.

Que du libre

Que ce soit Debian ou Ubuntu, ils ont chacun pris librement l’engagement à fournir des logiciels libres à leurs utilisateurs(*). Seulement, il semble qu’ils n’arrivent pas à se passer de certains logiciels propriétaires, entre autres des pilotes de matériel.

Il faut se poser la question de savoir ce qui nous relie en tant que communauté. Est-ce la passion seule de l’informatique ou la liberté des logiciels ? Cette question je la trouve importante, parce que si la passion seule de l’informatique est notre préoccupation, nous nous serions contenté d’utiliser, voire, pirater des logiciels non libres. Puisque qu’il est difficile de choisir l’usage exclusif les logiciels libres dès lors qu’on a pas déjà une certaine passion pour l’informatique et que nous ayons tous fait ce choix, le lien qui nous soude reste le désir d’avoir des logiciels dont l’usage ne serait pas restreint pas une personne, fût-elle physique ou morale. Dans ce cas, lorsque des personnes se portent garant pour offrir un tel environnement, dans lequel il n’y a que du libre, elles devraient ne fournir que des logiciels libres.

Si ces distributions étaient vendues où étaient détenues par des sociétés commerciales comme Mandriva, j’aurai compris l’intégration des logiciels non libres dans la distribution, même si cela ne serait pas une excuse. Mais, il me semble plutôt que Debian et Ubuntu sont des distributions gratuites, essentiellement financées par des dons. Dans ce cas, d’où vient cet acharnement à les voir fonctionner à tout prix ? Surtout celui de l’intégration des logiciels non libres ?

S’il est normal que le travail abattu doit porter ses fruits, il me semble alors que Debian et Ubuntu passent à côté de l’objectif qui n’est pas que de fournir une distribution Gnu/Linux, mais surtout une distribution Gnu/Linux libre. Par ailleurs, l’intégration dans ces distributions du logiciel “vrms” semble être pour moi une auto-accusation de la part de ces derniers du non respect de leur engagement.

De la question des brevets

Combien de fois des logiciels libres, généralement de distributions, ont été sous une menace de plainte pour violation de brevet ? Si sans avoir utilisé directement des outils soumis à des brevets des tels menaces ont plané parce qu’un concept breveté aurait été utilisé, il est plus dangereux d’utiliser par exemple les implémentations dites libres de .Net que nous offrent Novell avec sa plate forme Mono(pole ?). Richard Stallman en a parlé(en), et de toutes les façons, il n’est pas nécessaire que ce soit forcément lui qui en parle pour que nous en comprenions le danger. Nous nous sommes tous engagés à produire et à n’utiliser que des logiciels libres de leurs éditeurs. Cependant, les brevets soudent encore les logiciels à leurs éditeurs, et peu importe la licence libre appliquée, vous perdez votre liberté en les utilisant. Leurs éditeurs prennent de l’avantage car même s’il n’est pas possible de poursuivre tous les utilisateurs d’un logiciel violant un brevet, au moins la menace de le faire constituera du FUD auquel on est pas toujours vacciné.

Le fait de mettre en garde contre de tels dangers, qui sont réels, ne devraient pas être pris pour de la paranoïa. Et même si c’est le cas, si la crainte est justifiée, il faut rester prudent. Une entreprise commerciale vit de ses bénéfices et essaie de tout mettre en sa faveur pour en avoir davantage. Dans un atmosphère ou le logiciel libre est une réelle menace pour les éditeurs de logiciels non libres, il vaut mieux prendre ceux-ci comme des ennemis potentiels.

Même s’il était prouvé que Microsoft n’attaquera jamais personne pour l’usage de brevets liés à .Net, le fait qu’il disposera toujours de ce droit constitue un danger permanent. Et il vaut mieux rester dans l’abri. Sinon, le contraire signifirait seulement prendre un risque.

Sur cette question, Ubuntu et Debian font encore un mauvais pas, en intégrant des logiciels “Mono-dépendant” dans leur distribution.

Si la récente promesse de Microsoft, qui déclare ne pas poursuivre ceux qui “‘conçoivent, utilisent, vendent, importent ou distribuent toute implémentation’ basée sur les technologies couvertes par cette licence très particulière.”(Voir le Monde informatique) concerne pour l’instant C# seulement, je pense qu’il n’y a pas grand sujet de joie, parce que ça ne nous fait pas beaucoup avancer sur la question de Mono qui n’est pas couvert par ladite licence. Quitte aux développeurs des logiciels litigieux (Tomboy, FSpot etc.) d’utiliser les implémentations libres de C#, comme en parle Richard Stallman dans l’article ci haut cité.

En outre, le danger des brevets  s’est manifesté ouvertement dans le cas récent de l’implémentation des balises multimédias pour la spécifications de HTML5 (voir l’article de Tristan Nitot sur la question) devant être prochainement publiées. Et ceci constitue un danger réel pour Internet dont la survie dépend des standards ouverts, surtout à l’heure où des technologies qui brillent sans être de l’or, comme Adobe Flash, verrouillent progressivement des plus en plus de tronçons de l’autoroute de l’Internet (voir à ce sujet les articles  : Trop de Flash sur l’autoroute du Net (Framablog) et  The web is hackable (en – Standblog)).


* Sur la page d’accueil de Debian on peut lire ceci : “Debian est un système d’exploitation libre…”. En outre, on peut lire sur la page d’accueil d’Ubuntu “Ubuntu CDs contain only free software applications; we encourage you to use free and open source software, improve it and pass it on”. Sauf si par “software applications” ils veulent exclure les pilotes qui sont des logiciels systèmes. Mais ce sera tout de même un mensonge par omission.

Le navigateur auréolé, en passe de réaliser une prophétie.

Posted 19 juin 2009 by gontcho
Categories: Internet, Le Libre

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En Afrique, il se dit souvent  que le nom qu’on donne à un enfant aura de l’influence sur sa personnalité. Par le passé, je rejetais toujours cette déclaration. Aujourd’hui cependant, je prends ça avec des réserves parce que j’ai moi même observé quelques enfants dont la personnalité semble être calquée sur celle de la personne de qui ils ont hérité le nom. Mais généralement dans la même famille.
Mais là, maintenant, je veux parler d’un navigateur, qu’il est difficile d’ignorer : Internet Explorer. Celui-là même dont la version 6 fait encore s’arracher les cheveux à ceux qui comme moi, n’ayant pas Internet à la maison, doivent se plier aux caprices des tenanciers de cyber café bouchés, qui ne comprennent rien à rien.

Internet Explorer 6

Internet Explorer 6

Contrairement à l’introduction, ce n’est pas le nom du navigateur qui nous intéresse, mais plutôt son logo. Peu importe le sens qu’attribuent ses auteurs au cercle autour du “e”, dans la communication, ce qui importe n’est pas ce qu’on émet, mais ce que les autres reçoivent. Et moi, j’ai vu une auréole autour de ce “e”. Preuve que c’est une auréole, Les versions les plus récentes d’Internet Explorer l’ont même bien plus lumineuse que les précédentes.

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Internet Explorer 8

Une auréole, on la trouve sur la tête des représentations des gens qu’on a voulus immortels, mais qui ont fini par subir l’aléa de la mort. Microsoft, prophétisait-il à la naissance de ce navigateur sa mort, qui a pu être évitée de justesse face à Netscape et devient maintenant fatale devant Firefox, dont le logo annonce la conquête du monde qui est aussi en passe d’être réalisée ?

A propos des prophéties, je pense que la Fondation Mozilla en sait un peu trop. Suivez ce lien : http://www.mozilla.org/book/

Fondation Maracouja. Où nous en sommes.

Posted 17 juin 2009 by gontcho
Categories: Fondation Maracouja

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Depuis près de deux ans, nous avons essayé de mettre en place une association à but non-lucratif dont l’objectif est la lutte contre la fracture numérique par la promotion et le développement des logiciels libres. Au début, le nom de l’association était “Bumuntu Association”, nom que nous avons finalement rejeté au profit de “Fondation Maracouja”.

Nous sommes pour la plupart des passionnés de l’ordinateur ou encore des simples personnes désireuses de voir l’informatique connaître un essort en République démocratique du Congo, mais avec les logiciels libres. C’est pourquoi parmi nous il y a même un journaliste et une maîtresse de la maternelle.

La Fondation Maracouja, comme beaucoup d’asbl au Congo, a souffert à ses débuts du recrutement des personnes assez motivées pour soutenir son objectif. Et vu que le volontariat n’est pas un esprit très répandu dans le pays, nous avons assisté à des va-et-vient des personnes qui ont semblé s’intéresser au projet.

Quand il n’y a pas de motivation, les actions ne suivent pas. Les cotisations sont restées très maigres durant cette période. Le site Internet de la Fondation a été fermé. N’ayant pas de bureau officiel, nous nous réunissons souvent aux domiciles des membres du collège des fondateurs.

Avec le petit nombre qui restait, nous avons quand même pu rassembler quelque chose pour pouvoir mettre sur pied un centre informatique qui nous aidera mieux atteindre le grand public. Le centre qui a été fonctionnel pendant quelques mois, l’an passé, pourra réprendre les activités d’ici septembre après une longue crise financière. Mais déjà des projets sont en cours pour contacter d’éventuels bailleurs de fonds.

Dans l’entretemps, nous avons pu aider plusieurs personnes à passer à l’usage quotidien d’Ubuntu. Des informaticiens jusqu’à des simples utilisateurs, ne connaissant pas grand-chose à l’ordinateur. Cette expérience nous a aidé à mieux cerner les besoins des utilisateurs moyens de l’ordinateur, ceux des professionnels étant très variables selon l’expérience et le domaine de chacun. Mais vous devez certainement savoir que les graphistes, que ce soit dans l’imprimerie ou dans le montage vidéo, ne sont pas encore très satisfaits des outils libres.

Il est aussi important de signaler ici que c’est grâce au soutient de plusieurs personnes, en France et en Belgique essentiellement, que nous avons pu disposer des logiciels libres à proposer aux personnes que nous aidons. Ces personnes nous ont envoyé par la poste des dépôts de logiciels d’Ubuntu, Debian et bientôt GNewSense, pour mieux refléter la philosophie des logiciels libres.

Nous n’avons pas approché que des individus, mais aussi quelques sociétés commerciales. Cependant, le problème à ce niveau est tellement complexe, que nous ne nous y essayons plus pour l’instant. Nous allons devoir revoir notre stratégie car les entreprises, grandes ou petites, consommant au quotidien l’informatique, sont très difficiles à convaincre à passer au libre. Néanmoins, nous avons pu convaincre un cybercafé sur trois que nous avions approchés à utiliser des logiciels libres sur la plupart de leurs ordinteurs. Ce qui n’a pas été sans douleurs pour eux, parce qu’avec un tel changement on est dépaysé et obligé de résister aux clients qui ne rétrouvent plus leur environnement de travail habituel. Aujourd’hui cependant, tout va bien avec ce cybercafé et les clients ne se plaignent plus.

Notre détermination est toute notre principale ressource pour atteindre ce but afin que d’une part, la fracture numérique puisse être minimisée et les logiciels libres davantage répandus. Des petits mots d’encouragement sont les bienvenus.

France-Chine : Bienvenue au club des liberticides

Posted 10 juin 2009 by gontcho
Categories: Liberté

Edit, 10/06/09 18:23 À l’heure où j’écrivais ces lignes, HADOPI venait d’être censuré en France.

À des milliers de kilomètres de la France, j’observais le déroulement du projet de loi HADOPI, tout en souhaitant comme toute personne animée de bon sens que cette intrusion dans la vie privée et violation de la liberté des gens n’aboutisse pas.
Mais dommage, la démocratie est devenue une véritable arme entre les mains des politiciens. Dès lors que vous devenez capables d’influer sur le choix des “élus du peuple”, vous pouvez habiller la didacture des couleurs démocrates.
Comble de l’ironie, la France, parmi tant d’autres pays de l’occident, se veut donneuse de leçon à la Chine sur les droits de l’homme. Elle devrait plutôt trouver en elle une compagne de route sur le chemin de la violation de ceux-ci.
C’est vrai, on dira peut être que la Chine en fait un peu trop. Une telle déclaration serait un aveu, parce que la suite sera peut être que “la France en fais un peu moins”. Mais en fait tout de même.
De la France qui force (oui, c’est une façon de forcer) les internautes français à installer un logiciel qui surveille leur téléchargement à la Chine qui désire forcer l’installation d’un logiciel de contrôle d’accès à Internet sur chaque ordinateur vendu, il n’y a qu’un très petit pas. Ce logiciel, fermé de surcroît, permettra des abus de toutes sortes sur les internautes. Que feront les géants de l’informatique, eux dont certains par le passé ont déjà fait le petit mouton face à l’autoritarisme chinois ?
Et les Etats-Unis d’Amérique d’exprimer des inquiétudes sur la décision de la Chine, est tout aussi étonnant quand on pense à la réaction qu’elle a eu lorsque l’Espagne a relaxé le téléchargeur de plus de 3000 films sur Internet. On est bon donneur de leçons, mais piètres pratiquants. Vive la France, vive la Chine ! Mort à la liberté !

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Posted 5 juin 2009 by gontcho
Categories: Le Libre, Non classé

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Ce matin je m’émerveillais devant le client BitTorrent Transmission que j’utilise pour la première fois depuis hier, pour télécharger DawnSmall-Linux.

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C’est drôle que de voir l’état dans lequel le monde se trouve aujourd’hui lorsqu’en faisant un détour dans le monde numérique, on sent le très grand désir de l’homme de partager ce qu’il possède. Je suis là, devant mon ordinateur, et des inconnus, des parfaits inconnus mettent sans me demander quoi que ce soit, leurs ordinateurs, leur connexion à Internet qu’il paie peut être, pour que je télécharge un fichier. Ils ne me demandent rien, même pas mon nom. Et peut être qu’il ne sont même pas payé pour ça.

Je ne pense pas que cela soit un caractéristique propre au monde numérique. Il suffit de lire les textes de copyright qui accompagnent certaines oeuvres pour se rendre compte de la nature généreuse de l’homme. Pourquoi interdit-on le prêt des livres, des cds ou des dvds ? Parce que les gens ont naturellement tendances à partager leurs trouvailles avec les autres. La connaissance en particulier est tellement vitale qu’on ne devrait pas restreindre d’une façon ou d’une autre sa circulation. Quant aux oeuvres d’art, la société peut s’asseoir et réfléchir sur une meilleure façon de rémunérer les artistes, sinon, le modèle actuel de la commercialisation des oeuvres d’art, toujours basée sur la rareté, enfreint toujours le droit de chaque personne de disposer de ces biens. C’est une violation de la liberté d’un individu que de lui interdire de donner ce qui lui appartient et à qui il le désir.

Je pense à mon avis, que des produits comme des livres et de la musique ne devraient pas être vendus comme ils le sont. Parce que non seulement que cela encourage la rareté, mais dans le cas des livres par exemples, la connaissance circule difficilement. Ce sont des produits qui peuvent être facilement multipliés sans entraîner pour cela des coûts importants. Et le prix auquel ils sont vendus entraîne des marges bénéficiaires qui ne se justifient que par le désir des commerçants de s’enrichir au détriment des consommateurs. Faut-il encore signaler que les auteurs ne sont pas ceux qui bénéficient le plus de leurs oeuvres ? Les éditeurs et les producteurs ne sont finalement que des commerçants. Ils ne regardent pas les oeuvres d’un même regard que l’auteur. Ils s’enrichissent tant sur le dos des auteurs que des consommateurs.

J’aurai plutôt vu les éditeurs comme des organismes sans buts lucratifs qui récoltent des dons pour publier des ouvrages à moindre coût, oui, 1$ par exemple, c’est accessible à tous. Et ce montant, je ne le choisi par pour rien. À l’imprimerie où je travaillais, c’est à ce pris que des éditeurs imprimaient des livres d’environ 96 pages avec une couverture en couleur, avec la marge bénéficiaire de l’imprimerie comprise. Les fonds ainsi récoltés peuvent aider à payer une fois pour toute l’auteur du livre, sur des montants définit à l’avance, selon entre autres critères la qualité des écrits.

Et les auteurs, je pense qu’ils devraient donner leurs oeuvres à la communauté, de manière que tout en gardant le droit d’auteur, ils ne peuvent plus limiter l’usage de leur livre. On ne devrait pas demander l’autorisation à un auteur pour reproduire tout ou une portion de son ouvrage. Mais dans tout les cas, l’honnêteté intellectuelle oblige toujours à citer ses sources. Le plagiat, restera plagiat. Mais la connaissance, elle, circulera, pour l’intérêt de tous. C’est ce qui se passe déjà avec des licences comme la GNU-FDL, même si pour l’instant elle n’est utilisée essentiellement que pour des documents informatiques.

Si nous essayons de transposer cette façon de voir les choses sur les autres domaines de la vie, il est possible de faire de cette planète un endroit vivable. Peut être suis-je un rêveur, un utopiste, je l’assume. Mais s’il n’y avait pas eu de rêveurs pour imaginer un monde où les logiciels ne peuvent être restreints d’utilisation, on n’en serait jamais là aujourd’hui, donc on peut en faire autant dans tous les autres domaines de la vie.

Je regardais une fois un documentaire sur la crise économique des années 30 pendant laquelle aux Etats-Unis des agriculteurs détruisaient plus de la moitié de leurs productions, pour que leur rareté en augmentent le prix. Cela peut paraître très astucieux pour quelqu’un qui ne pense qu’à lui, mais c’est d’une absurdité insupportable. C’est même mesquin et cruel. À cette époque les gens mouraient de la faim aux Etats-Unis, il y avait même des cantines populaires où on distribuait de la nourriture à ceux qui n’en avaient pas. Mais quelle nourriture !

Dans certains coin du monde, la nourriture est devenue tellement abondante qu’on ne peut pas s’imaginer qu’il soit possible d’en manquer. Mais prenant l’exemple de l’Europe, les survivants de la guerre de 1940-1945 en diront assez sur la famine. Aucun peuple au monde n’en est épargné. Pourtant, on ne peut pas prétendre aujourd’hui qu’il soit impossible de nourrir la planète entière. Mais la cupidité, l’égoïsme ont transformé le monde en un vaste marché dans lequel la loi qui prime c’est celle du gain immédiat.

Si les gens se mettaient aujourd’hui à partager ce qu’ils avaient, le monde entier n’en serait que gagnant. Et il n’est pas ici question que les uns travaillent pour d’autres qui ne font rien. On peut dans une telle société édicter des règles qui feront que tout le monde puisse bénéficier du minimum vital. Mais pour le surplus, il faudrait un échange forcément. Tout le monde ou presque travaillera et échangera le produit de son travail avec ceux des autres. Dans un tel monde, auquel je me permet de croire, le pouvoir de l’argent sera relativisé. Tout le monde aura enfin droit à la vie et il existera finalement une vraie communauté humaine dans laquelle chacun trouvera forcément une place. La société de consommation pourra venir à sa fin, puisqu’on ne devra plus produire que ce qui est utile. On n’aura par exemple plus à produire des voitures aux vitesses auxquelles on ne conduira jamais.

Avant de rire de ces propos, il faudrait jeter un regard objectif sur le monde du logiciel libre. Un monde qui ne survit que du partage. Un monde dans lequel chacun exerce librement son droit à partager un bien qu’il a reçu et à s’assurer de sa conformité en ayant accès aux codes sources et à ses spécifications. Il est vrai qu’avec le logiciel libre, il est difficile de faire autant de profits qu’avec les logiciels non libres quand ils ont réussi à se vendre. mais cela est ainsi parce que les profits obtenus dans la vente des logiciels non-libres sont le résultat du système économique basé sur la rareté. Celui-là même que le communautarisme essaie de remplacer pour le bien de tous.

En 3 ans, dans le logiciel libre, j’ai côtoyé plus de logiciels que je n’en avait côtoyé en près de 10 ans avec les logiciels non-libres. Certains m’auraient coûté des fortunes. Ça me donne une sorte de devoir de rendre à la communauté ce que j’ai reçu d’elle. Je dois participer d’une façon ou d’une autre son expansion et à sa persistance. Et je reste convaincu que cette philosophie du partage, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité peut s’étendre au-delà du logiciel.

Quant au fichier que je téléchargeais, vu que ma connexion à Internet était temporaire, je l’ai offert pendant quelques heures aux autres par BitTorrent.

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